///MGen Sir GA French CMG (1841-1921)

MGen Sir GA French CMG (1841-1921)

Né à Rosscommon, Irelande en 1841, George Arthur French servit, avant de faire son service militaire, et ce pendant une courte période avec la “Royal Irish Constabulary Force”. Il étudia aux académies militaires de Sandhurst et de Woolwich et reçut son brevet d’officier dans l’Artillerie royale en 1860.

À son arrivée au Canada en 1862, il fut nommé adjudant de l’Artillerie royale à Kingston, position qu’il occupa pendant quatre ans. On le décrivait comme étant un “bon” officier mais quelques fois ses connaissances et ses qualités militaires venaient en conflit avec les différents aspects de la vie politique et civile au Canada.

Après le départ du Canada de l’Artillerie royale en 1871, il fut nommé Inspecteur de l’Artillerie et du matériel de guerre (une position qu’il partagea avec un autre à Québec), Commandant de l’école d’instruction de tir à Kingston et officier commandant la Batterie “A”. Son aptitude administrative, sa grande expérience et son attention pour les détails furent rapidement évidents; la Batterie “A” atteint en moins d’un an un niveau de compétence remarquable.

En août 1873 le colonel French accepta l’offre de devenir le Commissaire fondateur de la “Police à cheval du Nord-Ouest”, une organisation déjà en formation à “Lower Fort Garry”. Il entreprit ce travail avec sa détermination et son enthousiasme habituel. Son dédain caractéristique pour la bureaucratie, le formalisme administratif et les procédures établies devaient pénétrer la “Force” – il exigeait que les décisions soient basées sur l’interprétation impartiale de la loi, le respect de la dignité humaine et surtout le bon sens.

Poussé par les rapports décrivant l’augmentation de l’absence d’ordre dans l’Ouest, French commença la planification détaillée de ses plans pour le déploiement de sa force dans l’Ouest du Canada. Il réalisa rapidement qu’une force plus grande que prévue serait nécessaire et à cause de l’immensité du pays ils devraient transporter toutes les choses nécessaires à leur survie. Ayant un œil pour le détail, il surveilla lui-même l’assemblage et l’expédition des milliers d’articles nécessaires. Réalisant la nature critique de la survie de sa Force, il prit un soin particulier dans la sélection des hommes et des chevaux, acceptant seulement les meilleurs.

Il savait que la tache d’instaurer la loi dans l’immense ouest canadien serait monumentale. L’entreprise devint plus urgente lorsque le mot vint que des camps de hors la loi étaient établis et défendus par des canons pris de force de l’armée des États-Unis. Par précaution le Commissaire French demanda deux ou trois canons pour sa Force; il reçut deux 9 livres et deux mortiers.

Le 6 juin 1874, les Troupes, “D”, “E” et “F” quittèrent Toronto pour la première étape de leur voyage légendaire. Le Commissaire French mena ses troupes de Fargo, Nord Dakota jusqu’à Dufferin (65 miles au sud de Winnipeg) où ils rejoignirent les troupes “A”, “B” et “C”; le soir du 19 la force était assemblée et prête à partir, à la grande consternation des gens locaux qui y voyaient une affaire d’or.

Le 8 juillet, le Commissaire French quitta Dufferin avec ses troupes entreprenant ainsi la “Grande Marche” vers l’Ouest. Les hommes et les chevaux souffrirent de la chaleur, la pluie et du froid. Souvent privé de nourriture et d’abri, ils suivirent stoïquement le Commissaire French inexorablement vers l’Ouest. L’étape de Fargo à Dufferin, à Belly River, à Milk River, à Fort Pelly et le retour à Dufferin via Winnipeg fut accompli en 102 jours, faisant ainsi en moyenne 19 ½ miles par jour! Le but avait été accompli; il y avait maintenant une chaîne d’avant-postes de “Police à cheval du Nord-Ouest” à travers l’Ouest canadien. Grâce à French et ses constables, une relation amicale et pleine de confiance avait été établie avec les tribus des prairies. La Force s’était établie comme étant la loi dans l’Ouest.

La conclusion de cette marche historique mit fin à la relation très tendue qui existait entre French et les politiciens. Il mit fin à cette relation antipathique en démissionnant de la Force et en retournant au “Service Impérial”.

Il servit ensuite dans le Queensland, Australie en 1883, aux Indes en 1895 et New South Wales, Australie en 1899. Il fut promu major-Général en 1900 et fait chevalier par son souverain en 1902; il prit sa retraite la même année. Le major-général French est mort en Angleterre le 7 juillet 1921.

Le général French est vraiment un des bâtisseurs de notre pays. Son association avec la Gendarmerie royale du Canada (GRC-RCMP) et le Régiment royal de l’Artillerie canadienne est une source de fierté pour les deux organisations.

2019-11-27T19:10:57-05:00Les grands Artilleurs|

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